Complétude

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Tag - lâcher-prise

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jeudi 3 décembre 2009

À la quète de Soi


Vous cherchez quelque chose ?

Probablement vous cherchez à sortir vous aussi comme d'un malaise récurrent. Une sorte de mal-être permanent lié au manque de lumière, de clarté, de conscience dans notre vie. Un malaise peut-être d'ignorance ? Parfois il se cache sous nos plaisirs temporaires et resurgit avec le désespoir. La vie nous rapelle à la réalité de notre quète.

Souvent nous ne savons pas quoi ou comment chercher ni par où commencer, mais le seul fait de se poser la question montre que nous ressentons ce mal-être et que nous sommes conscient du décalage avec ce qui est un avènement possible. C'est comme un bonheur qui sent le bon pain chaud dans le quartier : Mais où est la boulangerie ?

Ainsi nous sommes innexorablement attirés vers une chose indéfinissable. Et là commence le problème car nous avons la fâcheuse tendance à mettre un nom et une couleur sur tout ce qui vient à nous, à restreindre cette perception à un concept en lui coupant les ailes pour la faire rentrer dans le moule de nos croyances.

À l'odeur du pain chaud chacun pousse dans la direction qu'il croit la bonne. Combien de ruelles et de chemins allons nous arpenter. Combien de joie et de déception allons nous traverser. La souffrance de cette tension permanente est un aiguillon dans cette quète qui nous sussure la vérité sur autre chose en nous rappelant que nous n'y sommes pas.

L'odeur de ce bonheur vient peut-être de l'intérieur de nous-même ? Alors arrétez-vous. Fermez les yeux, respirez profondément et descendez à la source.

vendredi 23 octobre 2009

La saisie, obstacle à l'éveil


L'attitude de saisie est notre propension à s'approprier en pensée tout objet qui apparait dans notre champ de conscience. S'approprier en pensée correspond au détournement de l'attention sur l'objet au détriment du processus de conscience lui-même. À ce moment là nous disparaissons de l'instant présent. Nous partons dans un rêve dont la trame nous paraît être la réalité. Nous paraît, et c'est là la beauté de l'illusion dans laquelle nous investissons notre attention. Nous sommes complètement tourné vers ce monde que nous créons à chaque instant. Cette création que nous animons sans cesse de nos intentions, devient notre crédo.

Voilà où nous sommes. Le chemin inverse est possible à chaque instant. Le raccourci, la voie directe pour émerger de notre ego-monde est tout simplement de ramener l'attention sur le processus de conscience. C'est tout. Il n'y a rien à faire. À ce propos cette posture corresponds à tout sauf à faire. Il s'agit du processus inverse de la saisie c'est à dire le relachement ou lâcher-prise. Desserrer le point et la main s'ouvre naturellement. C'est un processus naturel. Nul besoin de technique, car les techniques ne sont en fin de compte que des moyens de patienter sur le chemin, en attendant le lâcher-prise ultime.

D'aucun peuvent passer leur vie de technique en technique, de pratique en pratique, de croyance en croyance. Tout cela se passe sous le voile. Seul le déchirement du voile révèle la véritable nature. Le reste est un subterfuge de l'ego pour maintenir l'illusion, et nous faire tourner en rond devant la porte dans l'attente qu'elle s'ouvre d'elle-même. Pourquoi ? parce que l'ego ne peut saisir qu'il est l'illusion. Il est le processus même qui retarde sans cesse l'échéance. Il nous tient en haleine dans un océan de désirs, de plaisirs et de frustrations. Comment y resister !

L'ego perdure par ce principe de saisie. Et lorsque nous sommes las de cet état des choses, lorsque nous approchons de l'immobilité, lorque le pendule arrive en fin de sa course, la tension dûe à l'ignorance fondammentale, c'est à dire l'attraction dûe à nos désirs non reconnus, à nos intentions non posées en conscience, nous relance pour un nouveau tour de roue, vers une nouvelle destination, une nouvelle création.

Lâcher-prise est un positionnement, une non-technique. S'établir dans la conscience d'être. Savoir que l'on est en train de le savoir. Le "Je sais que Je suis". C'est être présent à cet instant indicible comme la crète mouvante de la vague. Cet instant infini, sans début et sans fin. Il est la conscience que le mental mesure dans le temps et l'espace. Ce positionnement est le lâcher-prise. c'est comme un ocean sans fin dans lequel toutes nos émotions et nos croyances peuvent se déverser, se fondre, se dissoudre. Comme le vide pouvant tout accueillir, sans fin.

Le pendule s'arrête au milieu sans plus d'énergie, dans le silence, immobile. Alors la conscience se tourne vers elle-même et se reconnait au delà de tout concept.